Histoire

Historique de la paroisse

Il faut chercher les commencements du service pastoral polonais à Bruay dans les années 1920 (du XX siècle). Alors que la France avait besoin des mains pour travailler particulièrement dans les mines, on cherchait aussi des volontaires dans plusieurs régions en Pologne. Beaucoup de Polonais voulaient quitter leur pays pour gagner plus d’argent et puis revenir dans leur patrie. Les Polonais partaient non seulement de Pologne mais aussi de Westfalie en disant: „par la France à la patrie”. Cependant leur histoire s’est passée d’une autre manière.

Dans leurs nouvelles colonies, les Polonais commençaient à former des associations, souvent religieuses et catholiques, et c’est à Bruay-en-Artois qu’a été formée la première communauté polonaise où le premier prêtre fut Monseigneur Helenowski. Cette communauté se rencontrait dans l’église sainte Barbe de Bruay (où maintenant le culte religieux n’existe plus), mais à cette époque les polonais de toute de la région de Bruay, Divion, Houdain, Haillicourt se rassemblaient pour les offices. Depuis mai 1921 la paroisse polonaise de Bruay devint indépendante avec des registres conformes à la mission. Dix ans après cette communauté eut sa propre chapelle, celle du Sacré Cœur, Place Guynemer à Bruay.

La ville de Bruay comptait 70% d’immigrants polonais, elle était appelée la «Petite Rome» polonaise. La création d’autres lieux de culte s’est imposée. La Mission Catholique Polonaise, avec l’aide bénévole de ses paroissiens, fit construire d’autres édifices: chapelles de la Cité 5 et de la Cité 30 à Divion (aujourd’hui disparues) et la chapelle Notre-Dame Reine du Monde à Houdain. En 1966 la communauté polonaise de Bruay rachète la Tour de Lambres, rue Cail. Suite à un incendie début 1984, elle fut rénovée et aménagée en chapelle nommée La Divine Providence.

Jusqu’à la deuxième guerre mondiale les fonctions pastorales à Bruay furent assurées par les prêtres diocésains, après la guerre depuis 1947 le service pastoral pour les Polonais de Bruay, Houdain, Divion et Haillicourt fut transmis dans les mains des prêtres de la Societas Christi pro Emigrantibus. Depuis le commencement de la paroisse les religieuses aidaient les prêtres dans leur mission pastorale: d’abord les Sœurs du Sacré Cœur et les Filles de la Charité (particulièrement soeur Kazimiera), et depuis 1956 jusqu’à ce jour, les Sœurs Féliciennes.

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